Don't lose yourself in those unfaithful dreams [ * ]

Don't lose yourself in those unfaithful dreams [ * ]
Se plaire à croire qu'il y a d'autres mondes parallèles au notre, des mondes individuels dans lesquels chacun verrait ce qu'il veut bien voir. Jeu de cache-cache continue avec l'âme-soeur ou longs accords sous un ciel neigeux, chacun y trouverait son compte, chacun y serait heureux. On s'y échappe parfois, dans notre monde, pour rêver de choses moins ternes et moins mortes que ce que l'on trouve dans notre vie quotidienne. Certains carressent l'illusion de l'embrasser, de le caresser, de lui appartenir (et de le posséder). Chaque caresse est sentie par l'être qui rêve, l'illusion reproduite à la perfection. Elle en rêve souvent. Elle écoute les phrases, les mots excitant qu'il lui murmure à l'oreille, elle ferme les yeux. Elle entend jusqu'à son souffle, jusqu'à l'accèleration de son rythme cardiaque, elle le sent contre elle, sa peau contre la sienne. Elle le hume de toutes part, elle peut sentir toutes les subtilités de son parfum. Ses lèvres sur son cou, elle devient folle, ouvre les yeux. Telle la bulle qui éclate sans un seul bruit, la descente se fait au travers d'une mort lente et silencieuse. Il n'est plus là. Devant elle, une chambre sombre et vide. Cette idiote s'était laissé berner par l'illusion de l'être aimé. Non, rien de tout cela ne s'était passé, ses sens l'avaient trompée. Seule sa vue l'avait arrachée à ce refuge, peut-être l'endroit le plus doux qu'elle puisse trouver hors de ce monde. Il lui semblait pourtant encore entendre sa voix, respirer son parfum, sentir ses baisers... Le mirage avait été trop beau, le réel bien laid. Devant le spectacle de la désolation, elle verse des larmes, cette sotte, en hommage à son amant imaginaire. Au lieu d'agir pour qu'il soit réellement à ses côtés, elle se contente d'attendre, qu'un jour, il daignera lui prêter quelque attention. Elle aime les scénarios. Elle a créé un bon nombre de représentations sur les planches humides de son cerveau. Elle s'y voit, personnage principal, agir comme elle devrait le faire. Il lui est agréable de se voir faire ce qu'elle ne fera jamais. Elle ne se voit pas lâche, simplement prudente, après tout ne faut-il pas constamment l'être devant la souffrance ? Elle semblait ne pas s'apercevoir que celle-ci était utile. Mieux vallait pour elle connaître une vérité aussi gerbante soit-elle, que de rester entre deux états, dans la chambre à gaz où le doute se plaisait à l'asphyxier mais le plus lentement possible. "Etouffe-toi avec ta couardise et ose encore te regarder dans une glace. Je te cracherais bien à la gueule, tiens. Une larve, une rien. Tu ne vaux pas mieux que les parasites qui envahissent nos terres et vivent passivement sur le dos des pauvres gens. A force de ne penser qu'à ta pièce fictive, tu finiras par te suicider, de peur que quelqu'un d'autre ne décide de la mise en scène de ta propre mort..."


Elle a peur de le vivre vraiment, de ne plus rien contrôler et de souffrir à nouveau. Peur de souffrir, de vivre dans un monde dans lequel elle a été jeté sans mode d'emploi pour lui dire quoi faire, ni quand, ni comment le faire.Le mode d'emploi la concernant devait être constitué de pages blanches...
# Posté le lundi 21 juillet 2008 13:30
Modifié le lundi 21 juillet 2008 18:00

S'empêcher d'être soi-même ou le pire des suicides.

S'empêcher d'être soi-même ou le pire des suicides.
Tu m'as percée à jour. Tranquillement cachée au fond de ma bulle, tu es venu(e) me déterrer comme pour m'arracher à mon repos bien merité. Tu es apparu, tout sourire, une innocence écoeurante dans le regard. L'attention toute absorbée par mon indifférence et la langue pendante tel un chien assoifé. Tu ne m'interessais pas. Un crétin de plus qui bavait sur mes escarpins. Le regard déterminé et le ventre affamé de sexe. Puis, par le trou de la cerrure, tu as cherché le moyen d'arriver à tes fins. D'abord voyeur, joyeux camé qui vient soulager sa dépendance. Tu regardes, les vêtements qui glissent, le corps qui se dénude, les courbes qui se dévoilent. L'approche, puis ma fuite. Tu t'es accroché(e). Tu faisais de vaines tentatives, sur la joue, sur les lèvres, ailleurs. Tu hurlais à l'intérieur, cette résistance te brûlait, t'agressait, te détruisait. Tu brisais chaque fois plus ce que tu étais pour mieux conquérir celle que tu n'étais pas. Tu souffrais en silence et te délectait de l'image à défaut des autres sens. A genoux, tu en redemandais, toujours. Encore un coup, achève moi. Je t'ai laissé la vie sauve, le peu de toi-même qu'il te restait encore. Et je suis partie, avec la ferme intention de ne jamais me retourner. Je t'ai laissé ventre-à-terre, ramper sur mes traces, tes yeux vomissants tes souffrances.Comment aurais-je pu connaître le triste sort qui m'a été réservé par la suite ? J'allais m'apercevoir que les absents avaient toujours tort et qu'ils payaient toujours trois fois plus cher leurs abscences (quand elle n'atteignaient pas le prix de la mort). Il s'est passé plusieurs semaines sans que je ne réfléchisse. J'étais vidée de toi et donc plutôt contente de ne plus avoir à guêter l'oeil torve, à esquisser des baisers volés. Je pouvais enfin vivre seule.Seulement voilà, Je me suis aperçue trop tôt que tes détestables manières, tes gémissements me manquaient. Je me suis surprise à penser de nombreuses fois à ta médiocre personne. Je tentais de chasser ton souvenir en secouant stupidement la tête dans tous les sens, espérant soulager mes maux. En vain. J'ai à mon tour rampé sur tes traces, traquant toutes les informations qui pouvaient me révèler où tu t'étais réfugié. J'ai courru pour te retrouver et dans ma course, j'ai perdu ma fierté. Dépouillée de toute rancoeur, comme déshabillée sous les yeux des passants, j'avais ôté mon vieux déguisement pour te reconquérir. Puis, à la vue de ta silhouette élancée, de ces traits qui avaient hanté ma mémoire pendant des jours et des nuits, j'ai acceleré dans ma course. Je ne savais pas encore que cette accélération allait précipiter ma perte. Tu te retournes, et semble d'abord ne point me reconnaître. Je prononce mon nom, sans le dédain qui lui avait toujours été associé. Tu as eu l'air gêné, pendant un instant, jusqu'à ce qu'une brise t'emporte loin. Elle était belle, elle était tendre, douce et fraîche. Innocente et pure, d'une légéreté et d'une simplicité désarmantes. Elle était juste plus naturelle que toutes autres brises. Un ravin s'est soudain creusé sous mes pieds et je ne savais pas encore que la chute allait être si longue. Je ressentais déjà tous les dégâts qu'elle allait entraîner une fois que je t'aurais de nouveau tourné le dos, mais cette fois-ci, forcée. Le temps s'était ralenti. Tous mes mouvements étaient lourd et difficiles à effectuer, j'étais comme entraînée par une force gravitationnelle. Je chutais, dans le vide. Illusion nuisible, j'avais l'impression que tu riais, comme les gosses qui se bidonnent devant une dessin animé lorsque le personnage se casse la gueule. Il me semble que je suis restée une éternité au même endroit, alors que tu t'étais échappé. Une fois loin de toi, j'atteignais le fond du gouffre. Comme le verre qui se brise, j'étais irréparable. Des pièces manquaient à mon puzzle, ou du moins étaient-elles endommagées de sorte qu'aucune ne puisse se remettre correctement à sa place. Nue, devant toutes les paires d'yeux de la ville, je n'étais pourtant plus moi-même. Plus tard allait se dérouler une série de questions/réponses ou pires, de questions sans réponses qui fabriquerait un nouveau puzzle mais surtout...




Un nouveau déguisement, plus opaque et plus impénétrable qu'auparavant.
# Posté le vendredi 27 juin 2008 19:15
Modifié le dimanche 29 juin 2008 20:26

Putain, ça fait un bien fou.

Putain, ça fait un bien fou.



ESTAR DE VACACIONES !!!!!!!!!!!!



# Posté le samedi 21 juin 2008 07:50

When Music's The Biggest Orgasm For My Ears...

When Music's The Biggest Orgasm For My Ears...
Rolling Stones - Under My Thumb
Beatles - The long & widing road
The Kills - What New York used to be
Cat Power - Ramblin' Woman
Janis Joplin - Bye bye baby
Dire Straits - Down to the waterline
The Cure - From the edge of the deep green sea
David Bowie - Song for Bob Dylan
IamX - Missile
R.E.M - Everybody Hurts
Bob Dylan - Mr Tambourine Man
The Fratellis - Whistle For The Choir
Explosions in the sky - What do you come home to ?
Radiohead - Exit Music (For A Film)
Ray Charles - Mess Around
# Posté le dimanche 08 juin 2008 08:17

Beuverie & co.

Beuverie & co.
Ah ah ah, paye ta vieille gueule.
# Posté le mardi 03 juin 2008 14:06